Que mange un cheval au quotidien pour rester en bonne santé ?

29 août 2026

Gros plan sur des chevaux mangeant dans une mangeoire remplie de granulés. On voit leurs museaux et leurs lèvres s'enfoncer dans la nourriture, illustrant que mange un cheval.

Table des matières

Un cheval peut sembler se contenter de quelques poignées de céréales, alors que son équilibre repose surtout sur une consommation régulière de fibres. Que mange un cheval au quotidien, en quelle quantité, et quels aliments faut-il éviter ? Je vous propose une réponse pratique, adaptée à l’herbe, au foin, au travail et aux besoins particuliers de chaque équidé.

L’essentiel pour nourrir un cheval sans déséquilibrer sa ration

  • Le fourrage, herbe ou foin, doit rester la base de l’alimentation.
  • Un cheval consomme généralement 1,5 à 2 % de son poids en matière sèche de fourrage par jour.
  • L’eau propre doit être disponible en permanence, avec une consommation souvent comprise entre 20 et 60 litres par jour.
  • Les céréales et aliments concentrés ne sont utiles que si le fourrage ne couvre pas les besoins.
  • Tout changement de ration doit se faire progressivement, sur 7 à 10 jours minimum.

Un cheval broute paisiblement dans un champ d'herbe verte et dorée. Il est en train de découvrir ce que mange un cheval.

Le fourrage constitue le vrai repas du cheval

À l’état naturel, le cheval mange de petites quantités presque tout au long de la journée. Son système digestif est conçu pour transformer des végétaux riches en fibres grâce à la fermentation dans le gros intestin. C’est pourquoi je considère le foin ou l’herbe comme le socle de toute ration, bien avant les granulés ou les céréales.

Herbe, foin et enrubanné

L’herbe de pâture apporte de l’eau, des fibres, de l’énergie et une partie des protéines nécessaires. Sa valeur varie toutefois beaucoup selon la saison, la météo, la composition de la prairie et la hauteur de l’herbe. Une prairie riche au printemps ne se gère pas comme une pâture pauvre en été, notamment chez les poneys ou les chevaux sujets à la fourbure.

Le foin prend le relais lorsque l’herbe manque ou lorsque le cheval vit au box. Il doit être sec, propre, non poussiéreux et sans odeur de moisissure. Un foin trop grossier peut être difficile à mâcher, tandis qu’un foin très riche peut faire prendre du poids à un cheval peu actif.

L’enrubanné peut convenir dans certaines exploitations, à condition d’être correctement conservé et destiné aux chevaux. Un emballage percé, une odeur anormale ou une fermentation excessive sont des signaux d’alerte. La paille peut compléter la ration et occuper le cheval, mais elle ne remplace pas systématiquement un fourrage nutritif.

La luzerne est-elle une bonne option ?

Oui, mais elle doit être choisie selon les besoins de l’animal. La luzerne est plus riche en protéines et en calcium que de nombreux foins de graminées. Elle peut aider un cheval au travail, un jeune en croissance ou un animal qui manque d’état, mais elle n’est pas automatiquement nécessaire pour un cheval d’entretien.

Je préfère raisonner à partir d’une analyse du fourrage lorsque la ration devient technique. Deux bottes de foin visuellement similaires peuvent avoir des valeurs nutritives très différentes, et cette différence explique parfois une perte d’état ou, au contraire, un surpoids persistant.

Quelle quantité donner chaque jour

La quantité dépend du poids, de l’état corporel, de l’activité, de l’âge et de la qualité du fourrage. Pour un cheval adulte de 500 kg, une base pratique correspond souvent à environ 7,5 à 10 kg de matière sèche de fourrage par jour, soit approximativement 9 à 12 kg de foin lorsque celui-ci contient 85 % de matière sèche.

Situation Base alimentaire à privilégier Point de vigilance
Cheval au repos ou au travail léger Herbe ou foin en quantité suffisante Surveiller l’état corporel et le poids
Cheval qui travaille régulièrement Fourrage majoritaire, complément éventuel Adapter l’énergie sans réduire les fibres
Poney ou cheval en surpoids Fourrage contrôlé et pauvre en énergie si nécessaire Éviter les longues périodes sans manger
Poulinière, poulain ou cheval de sport Fourrage analysé et ration complémentée si besoin Faire calculer les apports en énergie, protéines et minéraux

Le chiffre seul ne suffit pas. Je regarde aussi la note d’état corporel, la vitesse d’ingestion, la qualité des crottins, l’aspect du poil et l’évolution du poids. Un cheval qui reçoit assez de kilos mais maigrit peut avoir un problème dentaire, parasitaire ou médical qui ne se corrigera pas avec une simple augmentation de céréales.

Faut-il laisser le foin à volonté ?

Le libre accès convient à beaucoup de chevaux, surtout lorsqu’ils travaillent peu et disposent d’un fourrage peu énergétique. Pour un animal obèse, il peut être nécessaire de rationner le foin ou d’utiliser un filet à petites mailles, tout en conservant une distribution fréquente. L’objectif est d’éviter les périodes de jeûne prolongées, pas de priver brutalement le cheval.

Quand les céréales et les aliments concentrés deviennent utiles

Les aliments concentrés regroupent les céréales comme l’avoine, l’orge ou le maïs, ainsi que les granulés, floconnés et aliments complets. Ils apportent surtout de l’énergie, des protéines, des vitamines ou des minéraux lorsque le fourrage ne suffit pas. Pour un cheval adulte à l’entretien qui garde un poids stable, un bon fourrage peut parfois couvrir presque tous les besoins.

Les chevaux de sport, les poulinières allaitantes, les poulains en croissance ou les animaux qui ont du mal à maintenir leur poids peuvent nécessiter une complémentation. Le choix doit correspondre au besoin réel. Un aliment riche en fibres convient souvent mieux à un cheval de loisir qu’un mélange très chargé en amidon.

Les règles qui limitent les troubles digestifs

  • Distribuer les concentrés en 2 à 4 petits repas plutôt qu’en une seule grosse ration.
  • Donner le fourrage avant le concentré lorsque cela est possible.
  • Respecter la dose indiquée par le fabricant et la peser au lieu de mesurer à l’œil.
  • Éviter les repas volumineux riches en amidon, surtout chez les chevaux sensibles.
  • Changer progressivement d’aliment sur 7 à 10 jours minimum.

Un excès de céréales peut favoriser une acidification du gros intestin, des coliques, des ulcères ou une fourbure. Je me méfie particulièrement des rations qui donnent beaucoup d’énergie rapidement mais laissent trop peu de temps consacré à mâcher. Un cheval calme n’a pas besoin d’être nourri comme un cheval de compétition.

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Minéraux, vitamines et compléments

Un aliment dit « balancer » peut compléter une ration principalement composée de fourrage, avec peu de calories mais des vitamines, oligo-éléments et acides aminés. Il est intéressant lorsque le cheval n’a pas besoin de céréales, mais que le foin ne couvre pas précisément ses apports minéraux.

Les compléments ne corrigent pas une ration mal conçue. Avant d’ajouter de l’huile, de la levure, du son ou un produit pour les articulations, je vérifie d’abord le fourrage, la dentition, l’état corporel et la quantité réellement distribuée.

L’eau et le sel sont aussi importants que la nourriture

Un cheval adulte boit souvent 20 à 60 litres d’eau par jour. La consommation augmente avec la chaleur, l’exercice, la lactation et une ration composée de fourrage sec. L’eau doit être propre, renouvelée régulièrement et accessible sans restriction inutile.

Un abreuvoir sale, une eau très froide ou un débit insuffisant peuvent réduire la consommation. Après un effort important, il ne faut pas laisser un cheval déshydraté sans boire. Je préfère proposer de l’eau propre à plusieurs reprises et surveiller son comportement, sa respiration et sa récupération.

Le sel, sous forme de chlorure de sodium, participe à l’équilibre hydrique et au fonctionnement musculaire. Une pierre à sel protégée de l’humidité peut être laissée à disposition, mais elle ne remplace pas un apport minéral complet lorsque celui-ci est nécessaire. Chez un cheval qui transpire beaucoup, les électrolytes doivent être utilisés avec discernement et selon les recommandations d’un professionnel.

Les aliments à éviter et les erreurs qui reviennent souvent

Le cheval ne doit jamais recevoir de foin moisi, poussiéreux ou fermenté de manière anormale. Les céréales humides, rances ou mal stockées sont également dangereuses. Un aliment destiné à une autre espèce peut avoir une composition inadaptée, même si le cheval l’apprécie.

Les changements brusques d’herbe, notamment lors de la mise au pré au printemps, peuvent provoquer des troubles digestifs et augmenter le risque de fourbure chez les animaux prédisposés. Une transition progressive, avec accès limité au début et maintien d’un apport de foin, est plus prudente.

  • Éviter les grandes quantités de céréales distribuées en une fois.
  • Ne pas supprimer le fourrage au profit des granulés sans raison médicale précise.
  • Ne pas donner de plantes inconnues, de déchets de cuisine ou d’aliments moisis.
  • Limiter les friandises sucrées, même lorsque le cheval les réclame.
  • Consulter rapidement un vétérinaire en cas d’abattement, de refus de manger, de transpiration anormale ou de signes de colique.

Une carotte ou un petit morceau de pomme peut être distribué occasionnellement à un cheval sain, en quantité modérée et coupé si l’animal mange trop vite. Ces récompenses restent accessoires. Elles ne doivent pas devenir une part importante de la ration, surtout chez un poney en surpoids ou un cheval atteint de syndrome métabolique.

Construire une ration adaptée à chaque cheval

La bonne alimentation n’est pas celle qui contient le plus d’ingrédients, mais celle qui couvre les besoins avec le moins de complexité possible. Je commence par identifier le poids, l’activité, l’état corporel, la qualité du fourrage et les éventuels problèmes de santé. Ce n’est qu’après cette étape que j’ajoute un complément.

Pour un cheval de loisir en état stable, la combinaison la plus simple reste souvent foin ou herbe, eau propre, sel et complément minéral si nécessaire. Pour un cheval âgé, un poulain, une poulinière ou un sportif, une analyse du fourrage et un calcul de ration deviennent beaucoup plus utiles.

Enfin, les dents doivent être contrôlées régulièrement, car un cheval qui mastique mal valorise moins bien son foin. Une ration parfaitement calculée sur le papier ne donnera pas de bons résultats si l’animal ne peut pas la manger correctement. C’est cette observation quotidienne, associée à des ajustements progressifs, qui permet de préserver durablement sa digestion, son poids et son bien-être.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

Un cheval adulte de 500 kg consomme généralement 7,5 à 10 kg de matière sèche de fourrage par jour. Comme le foin contient environ 85 % de matière sèche, cela représente approximativement 9 à 12 kg de foin, à ajuster selon l’état corporel, l’activité et sa qualité.

Pour un cheval adulte à l’entretien qui garde un poids stable, un fourrage de qualité peut couvrir presque tous les besoins. Il faut toutefois prévoir de l’eau propre, du sel et éventuellement un complément minéral si le fourrage ne fournit pas suffisamment de vitamines et de minéraux.

Les concentrés peuvent être utiles pour un cheval de sport, une poulinière allaitante, un poulain en croissance ou un animal qui peine à maintenir son poids. Ils doivent compléter le fourrage sans le remplacer, être distribués en 2 à 4 petits repas et être introduits progressivement sur au moins 7 à 10 jours.

Il faut éviter le foin moisi, poussiéreux ou anormalement fermenté, ainsi que les céréales humides, rances ou mal stockées. Les changements brusques d’herbe, les grandes quantités de céréales en une fois, les aliments destinés à une autre espèce et les plantes inconnues présentent également des risques.

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fourbure hydratation foin pâturage céréales

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Anaïs Chevalier

Anaïs Chevalier

Je m'appelle Anaïs Chevalier et j'ai 14 ans d'expérience dans le domaine de l'élevage, de la santé et de l'équipement du cheval. Mon intérêt pour les chevaux a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque j'ai eu la chance de m'occuper de ces magnifiques animaux. Au fil des années, j'ai approfondi mes connaissances et développé une expertise que je suis ravie de partager. J'écris principalement sur des sujets liés à la santé équine, les meilleures pratiques d'élevage et les équipements adaptés pour optimiser le bien-être des chevaux. Je m'efforce toujours de fournir des informations utiles, précises et à jour. Pour cela, je vérifie mes sources, compare les données disponibles et simplifie les sujets complexes afin de les rendre accessibles à tous. Mon objectif est d'aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux liés à la santé et à l'élevage des chevaux, tout en suivant les tendances actuelles du secteur.

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