Transporter un cheval dans de bonnes conditions demande bien plus qu’une remorque assez grande. Les vans Fautras misent sur la facilité d’embarquement, le confort pendant le trajet et une conception adaptée aux usages des cavaliers, du loisir à la compétition. Je vous propose ici un aperçu concret des gammes, des différences entre transport droit et oblique, du permis nécessaire, du budget à prévoir et des points à contrôler avant l’achat.
Les repères essentiels pour choisir son van Fautras
- Sans pont, l’embarquement peut être plus rassurant pour un cheval correctement éduqué.
- Les modèles 1,5 place conviennent à un cheval seul ou à une jument suitée, selon la configuration.
- Les vans 2 places répondent aux besoins des propriétaires transportant régulièrement deux chevaux.
- La gamme Oblic privilégie le transport diagonal et une sensation d’espace accrue.
- Le permis dépend de la somme des PTAC du véhicule tracteur et du van, pas uniquement du poids à vide.
- Sur le marché de l’occasion, il faut contrôler en priorité le plancher, les freins, les pneus et l’attelage.
Ce qui distingue les vans Fautras
Fautras est un constructeur français installé en Dordogne, connu pour ses vans destinés au transport des chevaux et ses remorques professionnelles. La marque développe des modèles en polyester et aluminium, avec une attention particulière portée à la sécurité lors de l’embarquement et à la facilité d’utilisation au quotidien.
La particularité la plus visible reste l’absence de pont arrière sur la majorité de la gamme. Le cheval peut engager la tête dans le van avant de monter, ce qui réduit parfois son hésitation. Je trouve cette solution intéressante pour les chevaux qui n’aiment pas la sensation d’une pente, mais elle ne remplace jamais un véritable travail d’éducation à l’embarquement.
Les séparations souples, souvent associées à la technologie Fautras Tech, limitent la rigidité entre les chevaux et leur laissent davantage de liberté pour s’équilibrer. Le plancher imputrescible constitue également un avantage pratique, même s’il doit être inspecté régulièrement au niveau des fixations, des jonctions et des zones exposées à l’humidité.
La marque met aussi en avant une fabrication française, des équipements personnalisables et des ouvertures pensées pour améliorer la ventilation. Selon le modèle et les options, on peut trouver des baies coulissantes, des grilles de protection, une sortie avant, une sellerie ou encore une ouverture estivale.
Quelle gamme choisir selon son usage
Un modèle 1,5 place pour un cheval seul
Les modèles JMS et Nuno sont conçus pour transporter un cheval dans un format compact. Ils conviennent particulièrement au cavalier propriétaire qui se déplace seul avec son cheval et qui recherche une remorque relativement facile à manœuvrer.
Un van 1,5 place peut aussi convenir à une jument accompagnée de son poulain, mais il faut vérifier les dimensions intérieures et la configuration exacte. Pour un cheval imposant, un grand modèle ou un animal qui voyage difficilement, l’espace disponible peut devenir insuffisant.
Le principal avantage est le poids et l’encombrement généralement plus faciles à gérer. En contrepartie, ce format offre moins de polyvalence si vous prévoyez d’accueillir un deuxième cheval à moyen terme.
Un van 2 places pour les déplacements réguliers
Les gammes Provan et Imara s’adressent aux propriétaires qui transportent deux chevaux, aux écuries de propriétaires et aux cavaliers qui participent régulièrement à des concours. Les portes arrière indépendantes permettent, sur certaines versions, d’isoler un cheval avant de faire monter le second.
Cette organisation apporte un vrai gain de sécurité lorsque les chevaux ne sont pas parfaitement synchronisés. Elle demande toutefois plus de place pour manœuvrer et un véhicule tracteur suffisamment puissant. Un van deux places chargé avec deux chevaux peut rapidement dépasser les capacités d’un attelage familial léger.
Le transport diagonal avec Oblic et Victorius
Les modèles Oblic, Oblic X et Victorius placent les chevaux en diagonale. Cette position répartit différemment les efforts pendant le trajet et peut offrir une sensation d’espace supérieure à celle d’un aménagement droit, notamment grâce à la largeur intérieure.
L’Oblic+ existe en versions 2, 3 et 4 places, avec des PTAC qui peuvent atteindre 3 500 kg selon le modèle. Le Victorius ajoute des possibilités de rangement qui intéressent les professionnels ou les cavaliers transportant beaucoup de matériel.
| Type de van | Usage conseillé | Point fort | Limite à anticiper |
|---|---|---|---|
| 1,5 place | Cheval seul, déplacements occasionnels | Format compact et maniable | Peu évolutif pour deux chevaux |
| 2 places droit | Concours, sorties à deux, écurie | Chargement classique et bonne polyvalence | Poids total plus élevé |
| 2 places oblique | Chevaux sensibles ou recherche d’espace | Position diagonale et séparation souple | Dimensions et budget souvent supérieurs |
| 3 ou 4 places oblique | Professionnels, élevage, compétition | Capacité de transport importante | Permis, véhicule et stationnement plus exigeants |
Transport droit ou oblique, quelle configuration est la plus pertinente
Le transport droit reste le choix le plus intuitif. Les chevaux regardent dans le sens de la marche et l’organisation intérieure ressemble à celle de nombreux vans traditionnels. Pour un cheval calme et habitué au transport, cette solution fonctionne très bien.
Le transport oblique peut être intéressant lorsque l’on veut privilégier l’équilibre et la sensation d’espace. Les chevaux ne sont pas complètement face à la route, ce qui modifie leur appui dans les virages et les phases de freinage. Cela ne signifie pas qu’un van oblique conviendra automatiquement à tous les chevaux.
Dans ma manière de comparer deux modèles, je regarde d’abord le comportement réel du cheval. Un grand van mal adapté à son tempérament ne sera pas forcément plus confortable qu’un modèle plus compact dans lequel il se tient calmement. La ventilation, la hauteur intérieure, la qualité des séparations et la facilité de sortie comptent autant que le nombre de places.
Quel permis et quel véhicule pour tracter un van Fautras
Le permis à prévoir dépend de la somme des PTAC, c’est-à-dire du poids total autorisé en charge du véhicule et de la remorque. Il ne faut donc pas se baser uniquement sur le poids à vide indiqué dans une annonce.
| Configuration | Permis généralement requis |
|---|---|
| Somme des PTAC jusqu’à 3 500 kg | Permis B |
| Somme supérieure à 3 500 kg et jusqu’à 4 250 kg | Permis B avec mention 96, après une formation de 7 heures |
| Somme supérieure à 4 250 kg, avec remorque jusqu’à 3 500 kg | Permis BE |
Ces règles, rappelées par Service-Public.fr, doivent être complétées par la capacité de traction inscrite sur la carte grise du véhicule. Le poids de deux chevaux, du matériel et des accessoires peut réduire fortement la charge utile disponible, même si le permis autorise l’ensemble.
Avant de signer, je vérifie toujours quatre éléments sur le véhicule tracteur. Il faut contrôler le poids tractable, la charge verticale admissible sur l’attelage, le poids réel du van chargé et la stabilité de l’ensemble. Un véhicule suffisamment puissant sur le papier peut rester désagréable ou peu rassurant avec une remorque lourde.
Quel budget prévoir en neuf et en occasion
Le prix neuf varie selon le nombre de places, le PTAC, la finition et les options. Une sellerie, des ouvertures supplémentaires, une décoration personnalisée ou une configuration renforcée peuvent faire grimper la facture. Il est donc plus pertinent de demander un devis correspondant à votre usage que de comparer uniquement les prix de base.
Sur le marché français de l’occasion, les annonces consultées montrent une fourchette très large, d’environ 2 900 à 14 500 euros. Les modèles anciens ou très simples se situent dans le bas de cette plage, tandis que les vans récents, deux ou trois places et bien équipés se rapprochent du haut de gamme. Ces montants restent indicatifs, car l’état et l’historique ont souvent plus d’importance que l’année.
Les options peuvent représenter plusieurs centaines, voire plus d’un millier d’euros. À titre d’exemple, le configurateur Fautras affiche une option de passage à 3 500 kg facturée 640 euros sur un Oblic+3, tandis qu’une ouverture estivale peut dépasser 1 400 euros. Ces tarifs ne doivent pas être généralisés à toute la gamme, mais ils montrent l’intérêt de chiffrer précisément la configuration.
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Les contrôles indispensables sur un modèle d’occasion
- Plancher : inspecter l’état sous le tapis, les bords et les points d’humidité.
- Freinage : tester le frein à main, les câbles, les tambours et le comportement en circulation.
- Pneus : vérifier l’usure, les craquelures, la date et l’indice de charge.
- Attelage : contrôler la tête, la roue jockey, les feux et le câble de sécurité.
- Structure : rechercher les déformations, fissures, traces de choc ou réparations mal réalisées.
- Équipements intérieurs : examiner les séparations, les barres, les portes et les systèmes de déverrouillage.
Un van propre avec une belle décoration peut cacher un plancher fatigué ou un système de freinage négligé. Je préfère toujours une visite en plein jour, avec un essai attelé et, si possible, l’avis d’un professionnel habitué aux remorques équestres.
Les bons réflexes pour voyager avec les chevaux
La sécurité commence avant l’arrivée devant le van. Le cheval doit être habitué progressivement à monter, rester immobile et ressortir calmement. Fautras recommande notamment de ne jamais embarquer dans un van dételé et de ne pas effectuer la manipulation au bord d’une route passante.
Avant chaque départ, je contrôle la fermeture des portes, le verrouillage des séparations, la ventilation et la présence d’une litière adaptée. Les chevaux doivent être attachés de manière à pouvoir garder leur équilibre, sans disposer d’une longe trop longue qui pourrait s’enrouler.
Il faut aussi adapter la conduite. Les virages pris doucement, les freinages anticipés et les pauses régulières réduisent les contraintes pour les chevaux. Une remorque bien conçue améliore les conditions de transport, mais elle ne compense pas une vitesse excessive ou un chargement mal réparti.
Le bon choix dépend surtout de votre quotidien équestre
Pour un cheval seul et des trajets modérés, un modèle 1,5 place peut offrir le meilleur compromis entre coût, poids et maniabilité. Pour deux chevaux, le choix se porte plutôt sur un van deux places droit ou oblique, en vérifiant attentivement le véhicule tracteur et le permis disponible.
Les modèles Oblic et Victorius prennent leur sens lorsque le confort, l’espace et la capacité de transport deviennent prioritaires. Dans tous les cas, je conseille de décider à partir du cheval, du kilométrage annuel et du poids réellement transporté, puis seulement de comparer les finitions.
Un van Fautras bien choisi doit simplifier les départs, rester facile à entretenir et permettre au cheval de voyager sereinement. Le meilleur modèle n’est pas forcément le plus grand, mais celui dont la configuration correspond vraiment à vos chevaux et à vos habitudes.